La réédition du mois : The Day the Earth Stood Still (Le jour où la terre s'arrêta)
Par David Roy le Mercredi 07 mai 2008, 16:41 - Culture / Média / Loisirs - Lien permanent
En 1951, l'homme était à la veille de l'ère spatiale. Spoutnik, le premier satellite, ne serait lancé qu'en 1957. Gagarine deviendrait le premier cosmonaute en 1961. La science-fiction n'avait rien de nouveau – Flash Gordon et Buck Rogers défendaient la terre sur grand écran depuis quelques décennies déjà. Mais, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la question que se posaient les créateurs de The Day the Earth Stood Still était de savoir si l'humanité pourrait un jour abandonner la violence.
En 1951, l'homme était à la veille de l'ère spatiale. Spoutnik, le premier satellite, ne serait lancé qu'en 1957. Gagarine deviendrait le premier cosmonaute en 1961. La science-fiction n'avait rien de nouveau – Flash Gordon et Buck Rogers défendaient la terre sur grand écran depuis quelques décennies déjà. Mais, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la question que se posaient les créateurs de The Day the Earth Stood Still était de savoir si l'humanité pourrait un jour abandonner la violence.
L'histoire est simple : une soucoupe volante vient se poser en plein Washington. Il en sort Klaatu, un extraterrestre, et Gort, son robot serviteur. Klaatu annonce qu'il est l'ambassadeur d'une sorte d'ONU interplanétaire, que la Terre pourrait rejoindre si les humains acceptent de respecter son règlement, et de vivre en paix. Apparemment, le simple fait d'être extraterrestre, d'avoir un robot comme serviteur, et de se déplacer en soucoupe volante ne suffit pas à le crédibiliser auprès des différents gouvernements du monde. Il se trouve donc obligé de montrer son pouvoir en arrêtant net toutes les machines de la planète (avec quelques exceptions pour les avions en vol, ou encore les appareils qui maintiennent les patients en vie dans les hôpitaux) pendant 30 minutes. Et, bien sûr, malgré çela, le débat fait rage pour savoir s'il faut l'écouter ou pas…
The Day the Earth Stood Still est réalisé par Robert Wise. Robert Wise qui avait été monteur sur Citizen Kane et The Magnificent Ambersons pour Orson Welles. Robert Wise qui serait plus tard le réalisateur de West Side Story et The Sound of Music (La mélodie du bonheur). Et plus tard encore, qui reviendrait à la science-fiction pour ressusciter le capitaine Kirk sur grand écran, avec Star Trek: The Motion Picture. C'est un des grands noms d'Hollywood, qui s'intéresse autant aux idées qu'au spectacle. Et avec The Day the Earth Stood Still, il signe un grand spectacle (avec les effets spéciaux de l'époque), qui lui permet d'ouvrir le débat.
C'est donc un film avec un certain pedigree. Mais pourquoi le choisir comme réédition du mois ? Tout simplement parce que c'est un film qui a influencé des générations successives de cinéastes. Si le terme n'était pas galvaudé, on pourrait parler d'un film culte. On retrouve le design de sa soucoupe volante ou de son robot partout. Mais surtout, il y a une phrase clef : "Gort, Klaatu barada nikto."
klaatu barada nikto
Si vous n'en connaissez pas la signification, alors courez vite voir le film ! Donner l'explication reviendrait à dévoiler la fin – chose qui ne se fait pas… Mais on la trouve collée aux murs de différents personnages dans Close Encounters of the Third Kind (Rencontres du troisième type), Tron, ou encore The X-Files. On l'entend dans les Simpsons, en juron extraterrestre. On la trouve comme incantation dans Army of Darkness (Evil Dead III : l'armée des ténèbres). On la retrouve incarnée dans les personnages de Klaatu, de la tribu des Nikto, et Barada, dans Return of the Jedi (Le retour du Jedi). On la retrouve même comme code pour pouvoir tricher dans le jeu Sim City 2000, ou comme titre de la page "robots" du navigateur Internet Firefox 3.0. Autrement dit, elle est partout, et vous l'avez certainement déjà entendue, même si vous ne vous en êtes pas rendu compte !
L'occasion de découvrir sur grand écran un grand film, monument de la science-fiction, avec une telle influence culturelle – est sans appel. Et maintenant, quelqu'un pourrait baisser les lumières s'il vous plaît ? La projection va commencer…
Commentaires
Mais mais mais.... C'est DAFT PUNK???